Du Jésus-laïc au Christ-prêtre
Francine
Robert
Communauté chrétienne 151 (1987),
« Laïcs : l'inconfort et l'indifférence »
Je suis la porte,
dit Jésus ;
il n'est pas derrière la porte...
Pierre Talec
Beaucoup de chrétiens voient en Jésus le premier prêtre,
chef des premiers apôtres–prêtres–évêques.
Cette image vient entre autres d'un réflexe souvent inconscient :
on projette sur le message – ici, Jésus comme Bonne Nouvelle
du salut de Dieu – les formes du médium qui nous transmet ce
message, dans ce cas-ci la hiérarchie sacerdotale chargée de
la gestion des rapports avec Dieu. (1)
Le Jésus des Évangiles est un laïc. Ce statut de laïc
dit à la fois peu et beaucoup quant à nos propres distinctions
clercs–laïcs. Il dit peu parce qu'à lui seul il ne rend
pas compte de ce qui nous est proposé, en Jésus, comme modèle
de relation à Dieu. L'auteur de l'Épître aux Hébreux en
témoigne d'ailleurs, en élaborant sa réflexion sur le
Christ Grand-Prêtre. Ce statut dit aussi beaucoup, parce que la position
de Jésus dans le binôme clerc–laïc, et surtout notre
empressement à le déloger de cette position, nous renvoient à nos
propres besoins en matière d'institution religieuse. On ne peut se
contenter de dire que Jésus ne pouvait évidemment pas être
un prêtre du judaïsme, et nier du même coup toute parenté entre
le système clérical de son temps et le nôtre. Développée
au coeur de l'aventure biblique, la distinction clerc–laïc que
rencontre Jésus correspond à certaines aspirations profondes
de tout groupe religieux : comment pouvons-nous approcher du Dieu tout
Autre ? quel pont peut être jeté entre notre monde et le
sien ? (2) La mise
en place de mécanismes régulateurs, l'élaboration des
catégories sacré–profane et l'organisation d'une hiérarchie
cléricale responsable du sacré font partie des réponses
qu'Israël s'est données, et que nous nous sommes données
nous aussi.
Le Jésus–laïc des Évangiles a remis en question
le système de réponses d'Israël. Le Ressuscité–Prêtre
de l'Épître aux Hébreux, lui, l'a assumé et
transformé de fond en comble. Essayer de mieux comprendre ce système
religieux et y reconnaître, au-delà des différences de
formes, certains des mécanismes qui gouvernent nos propres efforts
vers Dieu, nous aiderait peut-être à mieux recevoir, pour aujourd'hui,
ces questions et transformations qui sont Bonne Nouvelle de Jésus
Christ.
Le sacerdoce et la porte du sacré
Le comment des relations entre Dieu et son peuple est au centre
de la réflexion biblique. Le peuple d'Israël s'est donné deux
institutions pour baliser cette relation : la Torah (Loi de
Moïse) et le Sacerdoce du Temple. Voyons d'abord ce dernier, toujours
en vigueur au temps de Jésus.
Le prêtre est celui qui a la responsabilité des rapports avec
Dieu. Profondément pénétré de la sainteté de
Dieu, l'Israël biblique est conscient de l'énormité du
fossé à franchir pour l'atteindre. Personne, au départ,
n'a la sainteté requise. Une transformation est donc nécessaire,
qui prend la forme d'un passage du profane au sacré : il faut
devenir soi-même imprégné de sainteté, « consacré ».
Cette consécration repose sur un système de séparations
rituelles : une tribu, celle de Lévi, est mise à part, « séparée »,
pour se consacrer au service de Dieu. De cette tribu, quelques familles sont
mises à part, et enfin quelques hommes de ces familles. Le prêtre,
par ces séparations successives, est ainsi éloigné du
monde profane pour appartenir à la sphère du sacré.
Diverses pratiques rituelles symbolisent cette consécration (Ex 29 ;
Lv 9). Le prêtre devra garder continuellement le souci de se purifier
des contacts profanes ; l'exercice de ses fonctions demande qu'il évite
tout ce qui, en le ramenant au niveau profane, l'empêcherait de s'approcher
de Dieu.
Le mécanisme de séparation joue aussi au niveau du lieu :
on rencontre Dieu dans un lieu saint – le Temple – réservé au
culte et interdit partiellement au public non consacré. La séparation
s'exerce par cercles concentriques, de l'extérieur vers le centre :
sont empêchés d'avancer successivement les non-Juifs, les femmes
et les enfants israélites, les hommes israélites, et finalement
même les Lévites et les prêtres. Seul le Grand-Prêtre
peut entrer derrière le voile qui ferme le Saint des Saints, une fois
l'an, pour la liturgie du pardon.
L'offrande des sacrifices constitue le rôle essentiel du prêtre.
Faute de pouvoir passer lui-même entièrement dans le monde du
divin, il sacrifie – il rend sacré – un animal choisi
avec soin. Immolé, offert sur l'autel et brûlé, cet animal
sera totalement soustrait au monde profane. Sa vie précieuse, devenue
fumée montant vers le ciel, est présentée rituellement à Dieu
en offrande au nom du peuple. La série des séparations qui
opèrent le passage progressif du profane au sacré culmine dans
cette offrande sacrificielle : si elle est digne de Dieu et agréée,
elle aura pour effet de mettre le prêtre en bons rapports avec Dieu.
Par son intermédiaire, le peuple peut obtenir alors les dons de Dieu :
le pardon des péchés, la connaissance des voies du salut et
les bénédictions.
Le fonctionnement de la médiation sacerdotale se déploie donc
en 3 phases :
A. une phase ascendante vers Dieu, assurée
par les séparations successives du profane au sacré ;
B. une phase centrale qui résulte d'une
phase A réussie : le prêtre est admis dans une relation
privilégiée à Dieu ;
C. une phase descendante, visée ultime
du culte : le prêtre devenu médiateur (intermédiaire)
transmet au peuple les bienfaits de Dieu. (3)
À l'exception des sacrifices d'animaux qui prennent sens pour un
peuple à économie rurale, cette approche de la relation entre
Dieu et l'humain n'est pas étrangère à notre propre
expérience religieuse. Les mécanismes du prêtre–médiateur
et les séparations sacré–profane prennent simplement
d'autres formes. Plusieurs de nos aménagements concrets de la distinction
clerc–laïc en témoignent.
Une porte du sacré fermée à Jésus
Pour Jésus de Nazareth, toute participation à l'institution
sacerdotale est exclue : il n'est pas né dans une famille de
prêtre, ni même dans la tribu de Lévi, mise à part
pour le service de Dieu. Dans l'échelle des séparations rituelles
qui conduisent du profane au sacré, Jésus est presqu'à l'échelon
le plus bas : celui des hommes du peuple élu. Les foules qui
viennent à lui ne s'y trompent pas. On se demande s'il est le Prohète,
voire le Messie, mais on sait qu'il n'est pas prêtre. Selon le binôme
clerc–laïc de l'époque, donc, Jésus est bel et bien
né et resté laïc. Mais l'extériorité de
cette classification nous laisse sur notre faim. Comment Jésus s'est-il
situé face aux enjeux sous-jacents à l'institution sacerdotale ?
et face au modèle de relation homme–Dieu qu'elle propose ? À ce
sujet, ses rapports avec les Pharisiens, plutôt qu'avec le Temple,
sont fort révélateurs.
Une porte élargie
Les Pharisiens, mouvement spirituel de laïcs, contestent en effet le
monopole de sainteté et de proximité de Dieu mis en oeuvre
par la puissante institution sacerdotale. De nombreux scribes – laïcs
spécialistes de la Torah – animent ce mouvement par
leur souci d'enseigner et d'actualiser la Loi de Moïse afin de la rendre
accessible au plus grand nombre. Ces hommes de foi profonde et d'idéal
moral élevé considèrent toute la Torah, bien
plus vaste que le culte, comme lieu du cheminement vers Dieu. Ils souhaitent « démocratiser » l'accès à la
sainteté en étendant à tout le peuple les règles
de pureté rituelle réservées normalement aux prêtres
en exercice. En mettant ainsi à l'honneur la Loi de Sainteté,
vocation du peuple à être saint jusque dans son vécu
quotidien (Lv 19,2ss), les scribes pharisiens soulèvent une grande
espérance chez les masses : elles aussi, comme ces laïcs,
peuvent être proches de Dieu ! Conçue à partir du
modèle sacerdotal, cette relation à Dieu repose en partie sur
le principe de séparation sacré–profane, comme en témoigne
le nom même du mouvement pharisien, de la racine PRS qui signifie « séparé ».
Pour tout Pharisien consciencieux, le souci de pureté rituelle et
les prescriptions légales de séparation font partie des moyens
de devenir juste au regard de Dieu. Tout contact avec quiconque respecte
moins ces lois entraîne un recul vers le profane et entrave leur effort
vers Dieu. Ainsi érigée en système, cette « nouvelle » voie
de salut au départ non-élitiste ressemble à ce que nous
appellerions aujourd'hui un néo-cléricalisme.
Un Dieu à l'autre porte
Confronté à ces conceptions de la relation à Dieu,
Jésus opère un déplacement radical. Il annonce la proximité du
Règne de Dieu (Mc 1,15), l'irruption maintenant et pour tous et toutes
de cette Présence dont on contrôle soigneusement l'accès.
Jésus mange avec pécheurs et publicains, touche lépreux
et prostituées, s'approche de païens et Samaritains. Selon le
système des séparations, cette fréquentation de gens
inaptes à s'approcher de Dieu le contamine et le rend inapte lui aussi.
Mais Jésus témoigne de cette inversion stupéfiante :
c'est Dieu qui veut s'approcher d'eux ! Ce Dieu part en quête
d'une brebis égarée et fête le fils revenu, invite les éclopés
qui traînent les rues et exauce la prière du publicain (Lc 14,15-24 ;
15,1-32 ; 18,9-14). Les exclus du sacré comprennent vite cette
Bonne Nouvelle : Zachée accueille Jésus, « tout
joyeux », le publicain Lévi lui organise un banquet et la
Samaritaine lui amène toute la ville ! (Lc 19,1-10 ;
5,27-29 ; Jn 4,5-42) L'irruption du Règne dans leur
vie, la découverte que Dieu peut se faire proche d'eux, enclanche
ce retournement intérieur qui s'appelle conversion et accueil
du salut. (Mc 1,14s)
Les tenants du système de distinction sacré–profane
ne s'y trompent pas : la pratique de Jésus fait éclater
un tel système. Les Évangiles synoptiques font largement état
de leurs réactions devant la liberté de Jésus et de
ses disciples. Et si nous acceptions de nuancer un peu le regard caricatural
que nous portons sur les Pharisiens, nous pourrions peut-être comprendre
cette réaction qui tend à protéger les balises institutionnelles
et sécurisantes des rapports avec Dieu (Mt 5,20).
Prophète du Règne de Dieu, Jésus s'oppose à la
fois aux clercs et aux laïcs cléricalisants. Il se situe en fait
au-delà des distinctions clerc–laïc. Le Dieu qu'il révèle
surgit hors de ce système, pour appeler à la conversion, à l'espérance
et au courage d'aimer. Cet appel au « plus-être » qu'entraîne
l'accueil d'un tel salut n'est pas « institutionnalisable » :
il met en marche vers l'horizon des Béatitudes (Lc 6,20ss) et du Sermon
sur la Montagne (Mt 5-7).
La médiation du Christ
Il ne faut donc pas s'étonner que les premiers chrétiens,
et Paul avec eux, n'aient pas songé à présenter Jésus
comme un prêtre, ni à s'identifier eux-mêmes à des
prêtres, ni à créer un sacerdoce ou un clergé chrétien.
Dans toute la littérature du Nouveau Testament, seule l'Épître
aux Hébreux fait référence à ce modèle.
Son originalité consiste justement à faire du sacerdoce du
Christ le point capital (He 8,1) de son enseignement. Pourquoi l'auteur – par
ailleurs inconnu – d'Hébreux tient-il à introduire
cette originalité doctrinale ? Vraisemblablement parce qu'il
réfléchit sur l'accomplissement total du dessein de Dieu en
Jésus, dessein dont les traits déployés dans l'Ancien
Testament incluent l'institution sacerdotale. Celle-ci ne se trouve-t-elle
pas, elle aussi, renouvelée par le Christ ?
Pour répondre à sa question, l'auteur d'Hébreux scrute
les Écritures à la lumière de sa foi au Christ ressuscité,
afin de dégager la signification profonde du sacerdoce, dont la visée,
nous l'avons vu, est d'établir la relation entre les humains et Dieu.
Pour réaliser cela, le prêtre doit être accrédité pour
les rapports avec Dieu et miséricordieux envers les hommes (He
2,17). Accrédité auprès de Dieu, le Christ ne l'est-il
pas plus que tout autre ? Dieu l'a ressuscité et introduit dans
sa gloire ; il a droit désormais aux titres de Fils, Premier-Né et Seigneur (He
1,5.6.10). L'autre volet de la médiation concerne l'enracinement humain.
Or voici que nous pouvons avancer avec pleine assurance (He 4,16)
vers Celui qui siège à la droite de Dieu, car Celui-là est
notre frère ; il a partagé notre humanité.
On reconnaîtra dans ces deux « qualifications » du
Christ les deux premières phases de la médiation sacerdotale,
présentées plus haut. La phase centrale B d'abord,
celle de l'admission du prêtre en présence de Dieu, et la phase
ascendante A qui commence par
la consécration
du prêtre pris d'entre les hommes (He 5,1). Cette phase est
celle de l'offrande du sacrifice. Au creux de sa Passion, l'offrande de Jésus
a été prières et supplications, avec grand cri et
larmes (He 5,7). C'est cette prière de Jésus, ouverture
totale à l'initiative divine, qui rend sa Passion sacrificielle, c'est-à-dire
lieu de dialogue et d'union entre son Père et lui. Dans sa façon
de vivre la souffrance et l'échec, Jésus « a
porté à une perfection insurpassable sa relation avec Dieu
et sa relation avec les hommes, et a scellé l'une à l'autre
ces deux relations au plus profond de son être. » (4) La
rencontre, en lui, de la solidarité totale avec la détresse
de ses frères et de l'adhésion parfaite à l'action de
Dieu en fait le médiateur par excellence : à l'issue de
la Passion, son humanité se voit transformée par Dieu qui le
proclame Grand-Prêtre à la manière de Melchisédek (He
5,9-10). En lui devient possible la communion entre Dieu et nous : Il
devient pour tous ceux qui lui obéissent cause de salut éternel,
Grand-Prêtre des biens à venir (He 9,11), réalisant
ainsi la phase ultime C de la
médiation
sacerdotale.
Une nouvelle alliance
L'auteur de l'Épître aux Hébreux affirme donc que Jésus
devenu Christ mène à son accomplissement l'institution sacerdotale
de l'Ancien Testament, et va plus loin : Christ est prêtre pour
l'éternité et le sacrifice est accompli une fois pour
toutes ! C'est pourquoi s'il était sur terre, il ne serait
même pas prêtre (He 8,4). La référence à Melchisédek,
figure sacerdotale non-institutionnelle, rend caduc le système des
séparations sacré–profane. Désormais l'humanité transformée
de Jésus sera le seul lieu-saint (la « tente »,
He 9,11 ; le Temple, Jn 2,21) où tous les autres humains
sont conviés à entrer pour vivre la relation avec Dieu. Supprimée
aussi la séparation entre le culte et la vie : le sacrifice qui
plaît à Dieu sera l'existence humaine transfigurée par
la foi, l'espérance et l'amour (He 10,23ss ; 13,16). Supprimée
enfin la séparation entre les prêtres et le peuple : tous
auront le droit de s'approcher de Dieu et d'être vivifiés par
Lui (He 10,14-22). À rebours du système des séparations,
l'économie chrétienne est construite sur la communion :
celle du Christ à nous et à Dieu. L'expérience d'homme
de Jésus tient une place centrale dans la perspective proposée
par l'Épître aux Hébreux : ce n'est pas en tant
que « séparé », « mis à part » que
Jésus peut devenir Grand-Prêtre, mais au contraire par sa solidarité extrême
avec nous, qui le fait nous entraîner dans cette transformation en
une humanité accueillante à Dieu. C'est bien là la nouvelle
alliance qu'annonçait le prophète Jérémie (Jr
31,31-34 ; He 8,7-9.15).
Nous avons bien du mal, apparemment, à croire en cette transformation
opérée par le sacerdoce unique du Jésus–laïc
devenu Christ–Grand-prêtre. C'est pourtant d'elle que Pierre
parle en nous désignant comme une communauté sacerdotale (IPi
2,5.9). C'est elle aussi qu'évoque le Magistère en rappelant
aux chrétiens leur « sacerdoce baptismal ». C'est
ce bouleversement des règles cultuelles que nous évoquons chaque
dimanche quand nous rendons grâce à Dieu car il nous a choisis
pour servir en sa présence, quand nous Lui demandons de faire
de nous – ou de tous ceux (et celles) qui vont partager
ce pain et cette coupe – une éternelle et vivante
offrande à la louange de sa gloire
(cf. Prières eucharistiques II, III et IV).
Il est bien dommage que le silence de l'assemblée eucharistique, à ce
moment, donne l'impression que ces paroles concernent seulement celui qui
la préside, alors qu'en fait il les prononce en notre nom.
Médium et message
Le symbolisme du voile du Saint des Saints se déchirant du haut en
bas au moment de la mort de Jésus (Mc 15,38) ne laissait aucun doute
dans l'esprit des lecteurs de Marc : dans l'humanité de Jésus,
qui inclue la fragilité et la mort, l'accès à Dieu échappait
désormais à l'enclos du sacré (He 10,20). Puis les chrétiens,
forts de cette Bonne Nouvelle, se sachant sanctifiés (Rm 1,7) et devenus hommes
nouveaux (Col 3,10), se sont multipliés, organisés et
donnés les services nécessaires à la construction de
la communauté. Diversité des responsabilités et des
ministères (ICo 12-14), temps plein... temps partiel... bénévolat...
Mais l'instinct religieux étant ce qu'il est, les « permanents » sont
redevenus des clercs et les autres des laïcs.
Si le reprisage en douce du voile du Temple correspond à nos propres
besoins, qu'au moins nous en soyons conscients. Nous pourrons alors relativiser – c'est-à-dire évaluer
plus correctement – les instruments institutionnels que, comme Église,
nous nous donnons à tel ou tel moment de l'histoire. Nous pourrons
aussi, peut-être, recevoir plus en vérité l'interpellation évangélique
qui fait apparaître l'écart entre le salut offert en Jésus
le Christ et les manifestations concrètes par lesquelles nous nous
le signifions les uns aux autres.
(1) Au sujet de la
« décléricalisation de Jésus », voir l'intéressante
analyse de Laval Létourneau, « Éclatement des représentations
cléricales et émergences d'approches laïques de Jésus »,
Relations clercs–laïcs. Analyse d'une crise, Cahiers d'Études
pastorales 1, Montréal, Fides, 1985.
(2) Cette image du pont
apparaît dans le mot latin pontifex : 'qui fait un pont'.
Le français pontife a servi à désigner les
chefs de clergé, le grand-prêtre du judaïsme et le pape
catholique.
(3) Ce schéma, ainsi
que la rélfexion développée plus loin sur l'Épître
aux Hébreux, sont empruntés à A. Vanhoye, dans
Le Message de !'Épître aux Hébreux, Cahiers
Évangile 19, Paris, Cerf, 1977.
(4) A. Vanhoye, op.
cit., p. 44.
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