Une prière enfantine ?
Elaine
Champagne, l.o.p.
Texte inédit, octobre 2004
Les mots d'enfants sonnent souvent de façon anodine et font
sourire. Parce que les tout-petits ne voient pas le monde avec la complexité
des adultes, parce qu'ils ont encore tout à apprendre de la
vie, la fraîcheur de leurs propos rejoint l'imaginaire de l'adulte
qui, lui, sait beaucoup plus et beaucoup mieux – expérience
oblige. Dans cette perspective, l'adulte se doit de tout apprendre
aux enfants.
Mais survient le doute. Qu'en est-il de la compréhension de
l'enfant ? Si l'enfant était sujet de son expérience ?
Et si ses propos faisaient sens ? Dans le domaine du spirituel, cela
pourrait signifier que l'enjeu serait moins de trouver ce qu'il
faut dire à l'enfant pour nourrir sa foi que de reconnaître,
d'entendre ce que l'enfant exprime déjà de son expérience
spirituelle. Quand l'adulte se risque à l'école
des enfants, un véritable dialogue peut s'engager.
Je me propose dans ce qui suit de prendre ce risque de laisser la parole
à des enfants afin de découvrir l'expérience de
prière dans leur témoignage. Après avoir brièvement
situé les recherches actuelles en spiritualité des enfants,
je proposerai trois courtes observations d'enfants qui font référence
à la prière. Une brève analyse de contenu permettra
de faire ressortir les traits caractéristiques de ces situations
avant d'en proposer une interprétation théologique de type
corrélatif.
Est-il possible que les enfants puissent nous apprendre à prier ?
[1]
Spiritualités d'enfants
Il est étonnant de constater que la recherche en matière
de spiritualité des enfants, sauf exception, date tout au plus du
début
des années 1990. La reconnaissance de l'enfant en sa qualité
de sujet de même que l'élaboration de nouvelles pédagogies
catéchétiques ont certainement contribué à l'émergence
d'un intérêt authentique pour mieux tenir compte de l'expérience
propre des enfants au sujet du religieux et du spirituel. Or, en ce qui
concerne les recherches récentes en matière de spiritualité des
enfants, un constat étonnant s'impose. Alors que d'une
part des spécialistes de plusieurs domaines séculiers –
éducation, psychologie, psychanalyse et travail social par exemple [2]
- montraient de plus en plus d'intérêt pour l'expérience
spirituelle des enfants, d'autre part, des théologiens
[3] semblaient
interdire aux enfants l'accès à la spiritualité.
Selon eux, une spiritualité authentique exigerait la capacité
de conscience de soi et l'élaboration d'un système
de valeurs cohérent, sciemment intégré à l'existence
quotidienne : des compétences inaccessibles aux enfants, en
particulier aux tout-petits de moins de 6 ans.
À la même époque, apparaît de façon marquée
une distinction qui continuera de s'accentuer entre religion et spiritualité.
Pour faire très – trop – court, selon ce courant maintenant
admis, la spiritualité fait plutôt référence à
l'expérience intérieure de la personne humaine en relation,
alors que la religion réfère à la forme et aux expressions
de cette spiritualité en relation plus explicite avec un ou des absolu(s),
par exemple le Dieu des religions monothéistes.
Par ailleurs, durant ces mêmes années, les écrits d'éducation
religieuse destinés aux jeunes se multiplient et la sensibilité
des auteurs au point de vue et à l'expérience des enfants
s'accentue [4] .
Une question surgit alors tout naturellement. Comment nourrir et fortifier
la vie spirituelle des enfants sans d'abord la reconnaître
pour ce qu'elle est et sans en identifier les traits majeurs ?
C'est alors que deux anglais, David Hay – professeur en éducation
spirituelle à Oxford – et Rebecca Nye – chercheure en études
religieuses et théologiques à Cambridge – proposent, à
partir d'interviews d'enfants d'âge scolaire, plusieurs
catégories de sensibilité spirituelle (spiritual sensitivity)
que je traduirai comme suit : le sens du présent, le sens du
mystère,
le sens des valeurs et surtout la conscience relationnelle (relational
consciousness » [5] ).
La spiritualité des enfants d'âge préscolaire,
des tout-petits de 3 à 6 ans, demeurait encore inexplorée.
Elle exigeait une toute autre approche que celles utilisées pour
leurs aînés
de plus de 6 ans. [6]
En effet, les enfants de moins de 6 ans
utilisent en grandes
proportions d'autres langages que celui de la communication verbale
pour s'exprimer. Comment reconnaître la dimension spirituelle
de leur expérience, dans le plus profond respect de leur vulnérabilité
d'enfant ?
Mes recherches de type phénoménologique auprès d'enfants
de 3 à 6 ans mettent en relief ce que j'ai appelé des
modes d'être, révélateurs du spirituel
[7] . Trois modes d'être ont été relevés
de l'observation de tout-petits : le mode d'être sensible
– dans l'expérience du corps et des sens ; le mode
d'être relationnel – dans la relation aux adultes, aux autres
enfants et au transcendant ; et le mode d'être existentiel
– dans la relation à ce qui se passe, dans le temps
et dans l'espace.
Or les résultats de la recherche ont suscité à nouveau
mon étonnement. Bien que l'observation naturelle ait permis
de rendre compte de moments d'intériorité ou de dissipation
vécus par les tout-petits, et même si les aînés
(6 ans) ont soulevé des questions d'ordre moral, il n'a
jamais été question de Dieu, directement ou indirectement,
de la part des jeunes enfants de ce groupe. Laissés à eux-mêmes,
les enfants rencontrés dans des centres de petite enfance n'ont
absolument rien exprimé qui fasse la moindre allusion au religieux.
d'où vient cette absence ? Peut-on parler alors de relation
à Dieu ? Une relation à Dieu à cet âge est-elle
possible ? Par ailleurs, une spiritualité sans Dieu est-elle
véritablement
spirituelle ? Comment alors aborder la question de la prière
des tout-petits ?
Une question
Dès le départ, il faut rappeler que nul ne peut connaître
le for intérieur d'autrui. « Qui donc entre les hommes
sait ce qui concerne l'homme, sinon l'esprit de l'homme
qui est en lui ? » (1 Co 2, 11). Alors comment rendre
compte avec justesse de l'expérience d'autrui, si ce n'est
par son témoignage ? Il faut donc s'intéresser à
la question de la parole et de la distance inéluctable qu'elle
dévoile entre les interlocuteurs. Toute expérience possède
une dimension incommunicable.
La question se complexifie si l'on tient compte de l'importance
du langage non verbal chez les tout-petits. Les enfants d'âge
préscolaire en sont encore à se familiariser avec le langage
parlé. À l'étape de leur développement
appelée
sensori-motrice, entre 3 et 6 ans, les jeunes enfants perçoivent
le monde et s'y expriment avec tout leur corps. La distance s'élargit
et le mystère de l'autre s'approfondit. L'expérience
des enfants recèle aussi ce quelque chose d'incommunicable.
Or, la prière est langage. Elle s'adresse à quelqu'un :
à une personne humaine – un ami, un parent – ou à
Dieu. En christianisme, ce Dieu qui nous est plus Intime que nous-même,
ce Dieu radicalement Autre, est Indicible. En cela, la prière, dans
sa relation à l'Indicible, témoigne en quelque sorte de
l'incommunicable mystère de chaque personne, de chaque enfant.
Lors d'une eucharistie familiale où sont rassemblés quelques
couples avec leurs jeunes enfants autour d'une table basse, Pascale
(3 ans) s'assoit tout droit face au prêtre, de l'autre
côté
de la table. Avec le plus grand sérieux, et durant toute la prière
eucharistique, elle fait les mêmes gestes que lui. Pascale paraît
toute absorbée par ses gestes, toute intériorisée,
bien qu'elle se laisse un peu distraire par les autres enfants à côté
d'elle. Sa mère explique qu'elle est à l'âge
de l'imitation. S'agit-il simplement d'un jeu, d'une
imitation ? S'agit-il d'une prière ? Ou peut-être
les deux ? Qui pourrait savoir ce qui l'habite en toute vérité ?
En somme, comment savoir si vraiment les tout-petits prient ? Comment
savoir s'ils savent ce que c'est que prier ?
Afin d'explorer cette éventualité de la prière
des tout-petits, il nous faut d'abord nous ouvrir au doute : « Et
si c'était vrai ? ». Il nous faut nous ouvrir à
l'inattendu, au mystère de l'expérience de l'autre.
Nous ne savons pas tout de l'enfant que nous rencontrons, qui est
là,
devant nous. Afin de nous disposer à l'entendre en vérité,
nous sommes invités à croire en la démarche spirituelle
de l'enfant. Nous sommes ici appelés à croire qu'une
prière d'enfant est possible. Mais quelle est cette prière ?
Prières d'enfants
La réflexion qui suit s'appuiera sur trois exemples tirés
d'une observation d'enfants en marge de ma recherche en centres
de petite enfance. Dans ce cas-ci, les enfants sont issus de familles chrétiennes
engagées. Leur famille participe à des groupes d'échange
ou de ressourcement chrétien en plus d'une liturgie dominicale
qui s'adresse aux enfants et aux adultes. Les trois enfants dont il
sera question proviennent de trois groupes différents. Bien évidemment,
je ne prétends aucunement qualifier la prière des tout-petits
en général sur la base de ces trois courts exemples issus
de milieux familiaux très spécifiques. Je crois par contre
que ces exemples mettent en relief suffisamment d'éléments
intéressants bien que tout à fait simples, pour permettre
de creuser la question. Chaque récit sera donc suivi d'une analyse
sommaire de contenus.
Joachim
Joachim (deux ans et demi) est inconsolable. Ce dimanche matin, il participe
avec toute sa famille à une rencontre regroupant des familles chrétiennes.
Comme tous les mois, il y a des activités d'animation et de liturgie
pour les petits, pour les grands et pour les parents. Ensuite, tout le
monde se rassemble pour un repas. Mais Joachim pleure très fort.
Sa mère
lui demande s'il veut du jus, s'il veut jouer. Elle essaie de
le consoler sans succès et ne sait plus que penser. Joachim la tire
par la manche et veut aller en haut de l'escalier. Les activités
avaient eu lieu de ce côté, mais maintenant, enfants et parents
sont tous dans une autre salle. La mère de Joachim lui explique :
« Il n'y a plus rien en haut. Les enfants jouent ensemble,
mais il n'y a plus rien en haut ». Joachim pleurniche et
finalement, se met à crier. Elle le prend dans ses bras, tente de
lui faire faire une sieste, revient sur ses pas aux pieds de l'escalier
et lui montre qu'il n'y a plus personne en haut. Lui persiste à vouloir
monter et pleure de plus belle. Au bout d'un long moment, la mère
vient me voir et me raconte, visiblement soulagée : « Tu
sais ce que Joachim voulait ? Eh bien, il voulait monter à
la chapelle pour chanter à Jésus ! Les petits ne sont
pas montés à la chapelle aujourd'hui. Il est monté
jusqu'à la petite chapelle, il l'a traversée tout
seul, jusqu'à l'avant, il a chanté « Luia !
Luia ! », puis il est revenu sur ses pas et nous revoilà.
Je n'aurais jamais deviné ! »
Relecture de l'exemple de Joachim
Joachim signifie à sa mère qu'il veut quelque chose.
Sa mère finit par le suivre, et ce n'est qu'après
coup qu'elle se rend compte que l'organisation de la journée
a été modifiée par rapport à l'horaire
habituel. Le rituel de la journée n'a pas été suivi.
Les petits n'ont pas prié avec tout le monde, comme à l'ordinaire.
Quelque chose de la routine n'a pas été respecté.
Pour les tout-petits, l'ordre des choses, la suite prévisible
des événements peut avoir beaucoup d'importance. Joachim
a peut-être été sensible au dérangement.
L'interprétation
pourrait s'arrêter ici.
Par ailleurs, si les autres enfants de son âge semblent ne pas avoir
remarqué l'oubli, Joachim, lui, est véritablement inconsolable.
Par ses pleurs et ses gestes, il exprime avec force ce qu'il veut,
il cherche à dire son désir. La mère croit d'abord
que l'explication lui fera changer d'idée : il n'y
a pas d'enfants là-haut, le jeu est en bas. Mais Joachim pleure
encore. Lorsque la mère décide d'accéder à
son désir et de monter, Joachim prend l'initiative de son déplacement
et se rend seul à l'avant de la chapelle. Ce n'était
donc pas pour capter l'attention de sa mère qu'il pleurait
et persévérait dans sa demande. Dans son geste, il affiche
une certaine autonomie. Il sait bien ce qu'il veut. C'est
lui qui chante, c'est lui qui choisit ce qu'il veut chanter
et où
il veut le chanter, face à ce qui a été présenté
aux enfants comme signe de la présence de Jésus : une
Bible, un crucifix à sa hauteur d'enfant. Ce n'est pas pour
sa mère qu'il chante, c'est bel et bien pour Jésus.
Personne n'a demandé ce geste à Joachim. Il est de son
initiative. En un sens, il est gratuit.
Voilà donc la prière de Joachim – tout seul, à
l'avant de la petite chapelle : « Luia ! Luia ! ».
Suzanne
Le deuxième exemple est tiré d'une eucharistie dominicale
familiale. L'homélie est expliquée aux enfants. Vingt
à trente enfants âgés de 3 à 12 ans sont rassemblés
pour l'occasion tout près de l'autel. L'évangile
du jour est tiré de Mc 5, 1-21 : c'est la guérison
d'un possédé par l'autorité de la Parole
de Jésus. Après la lecture, l'animatrice explique que
les paroles de Jésus viennent de Dieu. Il y a des Paroles qui viennent
de Dieu. Certaines bonnes paroles que l'on dit viennent aussi de
Dieu. Elle demande ensuite aux enfants :
- Est-ce que vous avez des exemples de bonnes paroles ?
C'est le silence. Personne ne bouge.
- Est-ce qu'il vous arrive de dire de bonnes paroles ?
Une petite fille d'environ 3 ans, Suzanne, lève la main et s'agite.
- Moi ! Moi, j'ai dit une bonne parole... à moi-même...
- Ah oui ! Qu'est-ce que c'était ?
La petite ne répond pas.
- Qu'est-ce que tu as dit ?
- J'étais toute seule, dans ma chambre...
L'animatrice lui coupe la parole.
- C'est bien, merci. Une bonne parole que l'on a dite à
quelqu'un ?
Un autre enfant, plus vieux :
- J'ai dit à ma mère que je l'aimais.
- Fantastique ! Une bonne parole ?
Relecture de l'exemple de Suzanne
Suzanne a environ 3 ans. Elle a entendu l'évangile, son explication,
et veut répondre à la question : « Est-ce qu'il
vous arrive de dire de bonnes paroles ? » Mais sa réponse
étonne : elle a dit une bonne parole à elle-même.
L'animatrice essaie de comprendre. « Qu'est-ce que
tu as dit ? » Elle cherche simplement à préciser
les mots de cette bonne parole. Suzanne ne répond pas. C'est
un peu comme si la question n'éclairait pas ce que Suzanne
cherche à
raconter. À 3 ans, Suzanne ne peut pas expliquer que sa perspective
est différente. Si elle ne répond pas, c'est qu'elle
ne trouve pas de mots qui correspondent à sa perception, à son
expérience et qui en même temps répondent à la
question posée. d'une certaine manière, Suzanne, en ne
répondant pas, exprime qu'il n'y avait pas de mots
dans
ce qu'elle a dit à elle-même. Ou encore que ces
mots n'étaient pas essentiels. C'est alors que la conversation
décroche et Suzanne reprend son récit autrement, en racontant
l'événement : « J'étais
dans ma chambre... ». L'animatrice interrompt Suzanne
et pose de nouveau sa question à l'ensemble des enfants.
Peut-être que Suzanne n'a pas compris la question. Mais si c'était
l'animatrice qui n'avait pas compris Suzanne ? Il semble
que Suzanne ait bel et bien vécu l'expérience de cette
bonne parole à elle-même. Il est possible qu'elle ait saisi,
selon l'enseignement du jour, que les belles paroles viennent de Dieu.
Pour répondre à la question du contenu de sa prière,
Suzanne reprend son récit en le situant dans l'espace, en faisant
advenir son corps. En un sens, elle habite son expérience, elle l'incarne :
j'étais dans ma chambre.
Le texte de Matthieu vient trop spontanément à l'esprit
pour ne pas l'évoquer ici : « Pour toi,
quand tu pries, retire-toi dans ta chambre, ferme sur toi la porte, et
prie ton Père
qui est là, dans le secret ; et ton Père, qui voit dans
le secret, te le rendra » (Mt 6,6). Est-ce que ce ne serait
pas la prière de Suzanne : dans sa chambre, une bonne parole,
qui vient de Dieu, sans paroles, à elle-même ? Personne
d'autre n'est mentionné explicitement.
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bibliothèque virtuelle :
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[1] GAGNEBIN
L. 2004 : « La norme de la Bible en théologie pratique », in
G. ROUTHIER et M. VIAU (éds.) Précis de théologie pratique, Montréal
/ Bruxelles, Novalis / Lumen Vitae, 196ss.
[2] Voir par exemple :
COLES R., 1990 : The Spiritual Life of Children, Boston, Houghton
Mifflin; BEST R. (ed), 1996 : Education, Spirituality and the Whole
Child, Cassell
Studies in Pastoral Care and Personal and Social Education, London, Cassell;
CROMPTON M., 1998 : Children, Spirituality, Religion and Social Work, Brookfield, Ashgate /Arena; ERRICKER J., OTA C. et ERRICKER C.
(eds.) 2001: Spiritual Education. Cultural,Religious and Social Differences.
New Perspectives for the 21st Century, Brighton, Sussex Academic Press.
[3] SCHNEIDERS S., 1998 :
« The Study of Christian Spirituality: Contours and Dynamics of a Discipline »,
Journal of the Society for the Study of Christian Spirituality, 6 /
1, 2-12; ALDRIDGE D., 2000 : Spirituality, Healing and Medicine. Return
to the Silence, London / Philadelphia, Jessica Kingsley.
[4] CAVALETTI S., 1983 :
The Religious Potential of the Child, New York, Paulist Press; BERRYMAN
J.W., 1995 : Godly Play. An Imaginative Approach to Religious
Education, Minneapolis, Augsburg.
[5] HAY D. et NYE R.,
1998 : The Spirit of the Child, London, Fount / Harper Collins.
[6] Déjà, à l'époque classique, l'enfant
de 7 ans atteignait l'âge de raison et se voyait reconnaître de nouvelles
compétences en matière de compréhension et de responsabilités. La psychologie
du développement reconnaît également une transition significative entre deux
stades autour de 6 et 7 ans.
[7] CHAMPAGNE E., 2002
: « Le spirituel révélé au cour de l'expérience quotidienne de tout-petits »,
Lumen Vitae, 63 / 3, 319-329 ; CHAMPAGNE E., 2005 : Reconnaître
la spiritualité des tout-petits, coll. Théologies pratiques, Montréal
/ Bruxelles, Novalis / Lumen Vitae.
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