1960 - 1978 | 1978 - 1987 | 1987 - 1993 | 1993 - 2000
par Daniel Cadrin, o.p.
2. De 1978 à 1987
Globalement, les orientations pastorales et ecclésiales demeurent les mêmes: comprendre et éclairer de façon critique et créatrice le vécu de l'Église d'ici, développer des compétences pastorales adaptées, et offrir un lieu d'intégration de l'expérience intellectuelle et de l'aventure croyante. Au cours de cette période, le changement de la clientèle stimulera ces préoccupations.
La clientèle étudiante
Le nombre d'étudiants à temps plein diminue, passant de la cinquantaine à la vingtaine; les étudiants à temps partiel deviennent plus nombreux. La composition d'ensemble change aussi: on y trouve à part plus égale laïcs (dont plusieurs agents pastoraux), prêtres, religieuses, ex-missionnaires. Parmi eux, de 1984 à 1990, un ou deux prêtres suisses à chaque année.
Le programme
L'offre de cours se diversifie. Parmi les professeurs invités de l'extérieur, on note Marcel Légaut. Venu trois semaines en 1979, il rencontre un grand succès et offre plusieurs sessions et conférences à l'extérieur; il revient en 1980 et 1981. Jean-Pierre Jossua, o.p., viendra en 1982, 1983, 1984.
L'environnement éducatif de l'Institut de pastorale reste original. La tradition des deux semaines inaugurales de septembre se poursuit. Les équipes d'intégration jouent un rôle important pour les étudiants, dont la situation de travail reste difficile. Leurs besoins stimulent la réflexion sur les conditions pédagogiques de la formation. Entre temps l'enseignement universitaire en andragogie se développe; intéressés à la spécificité des modes d'apprentissage des adultes, des membres de l'équipe s'y forment ou s'en inspirent. On poursuit l'effort pour dépasser le modèle universitaire classique de la transmission de savoirs, en raffinant les modalités de travaux, pour assurer chez les étudiants une véritable intégration des apprentissages et le développement de réflexes intellectuels durables. Dans ce but, l'étudiant produit une synthèse personnelle provisoire pour chaque cours et deux travaux approfondis par année.
L'équipe
Plusieurs dominicains se joignent à l'Institut de pastorale quelques années, comme Jean-Claude Breton, Emmanuel Lapierre, Guy Côté, André Gilbert et Louis Roy. Des laïques entrent bientôt dans l'équipe: Viateur Yelle, décédé en 1985, Paul-André Giguère et Lise-Mance Boulard. Le secrétariat aussi connaît des départs et de nouveaux visages.
Projets et collaborations
Un programme de formation sur deux ans est offert aux aumôniers de prison, pour répondre aux besoins de formation reconnus par une étude du gouvernement. De 1981 à 1984, des cours sont donnés dans le diocèse de Mont-Laurier. En 1984, une entente est conclue entre le diocèse de Saint-Jérôme, la Faculté de théologie de l'Université de Montréal et l'Institut de pastorale pour un programme de formation des agents pastoraux. Ce projet continue jusqu'en 1989. L'Institut développe aussi des liens avec les diocèses de Saint-Jean-Longueuil (Clément Farly, Georges Milot, Gilles Raymond), de Joliette et de Valleyfield.
À l'automne 1979 (27 octobre et 3 novembre), à l'occasion du premier référendum sur la souveraineté du Québec, l'Institut organise un colloque sur l'identité québécoise. Un Cahier sera publié en 1980 : Le Québec en devenir: à la recherche d'une perspective chrétienne.
Point particulier
La Fondation du Collège dominicain est mise sur pied en 1982. L'Institut de pastorale rejoint finalement la ronde déficitaire des universités et commence à recevoir des subventions de la province dominicaine.
www.ipastorale.ca